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En 1922 quelques familles d’origine arménienne, rescapées du génocide de 1915, résidant en Belgique décidèrent de se doter de statuts afin d’organiser la vie communautaire et  de tracer des lignes de conduite permettant de préserver leur identité tout en veillant à une intégration harmonieuse dans la société belge. Depuis cette date une Assemblée de Représentants  élue tous les 4 ans désigne un comité exécutif : le  Comité des Arméniens de Belgique. En savoir plus..

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Communiqué de presse « CE QUE RACONTENT LES ARBRES D’ALEP » - 2010, Rajak Ohanian

Exposition du 8 juin au 14 juillet 2018 /Vernissage le 7 juin de 18h à 21h

Ce que racontent les arbres d’Alep, c’est ce qui a résisté à l’érosion du temps. Au-delà des apparences, Rajak Ohanian contraint le regard à s’appesantir sur des plages silencieuses, choisies sans souci d’élégance ou d’artifice. La surface est érodée, sans magnificence. L’oeil se perd devant les incisions devenues lacis noirs indécis, imprécis. Des nodules, des bourgeonnements, des graffitis dissous dans la matière se détachent sur les fonds cendrés rectangulaires, le plus souvent traités à l’horizontal. Ces écritures brouillées, incertaines sont-elles le fait d’un processus naturel ou le résultat de la main humaine. Nous y cherchons l’écriture (...) Et c’est exactement ce qu’a voulu capter l’artiste. Il a choisi un temps d’arrêt devant ce qui précède écriture et sculpture. (...) Les écrits sur bois y ont été effacés par le vent et la pluie. Les photographies énigmatiques de Rajak Ohanian nous confrontent à ce que tout signe inscrit dans le sable, l’argile, ou le bois suppose l’existence et la conscience d’une trace, si discrète ou si ténue qu’elle soit. (…)

Sur les écorces des arbres viennent s’inscrire les multiples vicissitudes de tous ordres (...) Cela n’offre aucune explicitation plausible à la lente métamorphose qui s’est irrévocablement figée sur le papier photographique de Rajak Ohanian. Sur des fonds grisés, se jouent de concert absence et présence. Absence quand des surfaces noircies aux contours indécis indiquent qu’elles ont résisté et qu’elles se surimposent au manque de matière. Présence quand une figure reconnaissable se détache : un graffiti dans un carré, un coeur … Curieusement, les figures cicatricielles sur le papier évoquent certains des tableaux de la série des Gilgamesh de Willi Baumeister inspirés par le poème sumérien de l’épopée de Gilgamesh, du début du IIème millénaire. (...)

Extraits du texte de Martine Dancer-Mourès, Ce que racontent les arbres d’Alep Conservateur en chef au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint-Etienne (MAMC), Avril, 2018