Le Parlement européen accueille dans ses murs à Bruxelles, jusqu’au 4 mars, l’exposition «Genocide After the Genocide» officiellement inaugurée le 1er mars, à l’invitation de l’eurodéputé grec Nikolaos Androulakis (S&D).

L’exposition est coorganisée par "Research on Armenian Architecture" et la Fédération euro-arménienne pour la Justice et la Démocratie (FEAJD), dans le cadre d’un programme de subventions de "The Youth Foundation of Armenia" et l’ONG "Duty of Soul".

Le Comité des Arméniens de Belgique est horrifié et révolté par l’attentat terroriste commis contre le Musée juif à Bruxelles, ce 24 mai 2014. Il présente ses condoléances aux victimes et partage les sentiments de la communauté juive de Belgique visée par le meurtrier, avec laquelle, depuis des années, il dénonce la montée de l’antisémitisme et la tolérance dont il jouit.

Il exige que tous les moyens nécessaires soient mis à la disposition de la Justice pour arrêter et punir sévèrement les coupables. Il exige aussi que les moyens nécessaires soient mis à la disposition des parquets pour faire cesser le classement sans suite des plaintes du chef d’agression antisémite. Il invite enfin le Ministre de la justice à rendre compte de l’état de la procédure relative à l’assassinat, en 1989, à Anderlecht, du Docteur Joseph Wybran, président du Comité de coordination des organisations juives de Belgique.

Michel Mahmourian, président.

MERCREDI 25 MARS 2015 à 20h30 au CCLJ

Dans le cadre du cycle d'activités " 1915-2015 : Le génocide des Arméniens ". Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles

100 ans...Un siècle qu’un crime de génocide a été commis sur le peuple arménien. Si ce crime absolu est aujourd'hui reconnu comme l'un des quatre génocides du siècle passé, il n'en est pas moins encore contesté aujourd'hui. Et pourtant, les traces sont là, pour qui veut les voir. Quelles sont-elles ? Comment les Arméniens de Turquie, de France, de Belgique et d'ailleurs ont-ils hérité de cette mémoire ? Comment se transmet-elle ? Ina Van  Looy accueillera Gérard Chaliand et Guillame Perrier pour en débattre.  

« …quand on joue la carte du communautarisme, quand on va chercher des électeurs en flattant des communautés (…) on va dans la voie d’un soutien au radicalisme. » (Didier Reynders au Grand Oral de La Première-RTBF-Le Soir, le 25 janvier 2014 au sujet des jeunes Belges qui partent en Syrie)

Bravo, Monsieur le Vice-premier Ministre, pour ce rappel de vos principes, qui devraient être respectés dans tous les partis belges !

Mais alors, pourquoi avoir cautionné la décision de l’association Europalia d’offrir ses vitrines à la Turquie en 2015, l’année même du centenaire du génocide qui vit l’anéantissement des Arméniens, des Assyriens et, plus tard, des Grecs de l’Empire ottoman,et que la Turquie persiste à nier? Pourquoi cette concession au négationnisme d’Etat, le plus extrême des radicalismes ?

Il ne s’agit pas de politique mais seulement de culture, me direz-vous. Certes, mais vous savez bien que jusqu’à ce jour, en Turquie, on continue à effacer les traces culturelles des peuples détruits. De plus, comment alors comprendre ceci : «Didier Reynders a estimé hier que cet Europalia était aussi "une belle opportunité de nouer des liens avec la communauté turque de Belgique". (Lalibre.be - 3 octobre 2013) ?

Ne serait-il pas plus conforme à nos valeurs et plus respectueux de la mémoire de ceux qui sont tombés durant la Première Guerre Mondiale, les 180.000 soldats de nos alliés britanniques et français tués aux Dardanelles, et ces centaines de milliers de chrétiens qui faisaient la richesse de l’Empire ottoman, de postposer la fête ? En 2023, la Turquie célèbrera le centenaire de sa naissance. Ne serait-ce pas là un bien meilleur rendez-vous ?

Michel Mahmourian

Président du Comité des Arméniens de Belgique