Dénonciation de la culture de la haine entre peuples, particulièrement contre les Tutsi et Appel à la sanction des coupables.

 COMMUNIQUE DE PRESSE IBUKA-Mémoire & Justice (Belgique)

Affligée et choquée, l’association Ibuka Mémoire & Justice (Belgique) tient à dénoncer des discours et des actes mortifères contre les Rwandais et spécialement contre les populations Tutsi du Rwanda et d’autres pays ainsi que tous ceux qui sont considéré comme tels, discours et actes qui se répètent depuis environ onze mois dans certains pays africains et européens suite à la recrudescence atavique du problème de Rwandophones dans la Région du Kivu (RDC). Recrudescence due à la présence maléfique de forces génocidaires dans cette région de RDC. Elle tient en même temps à alerter les pouvoirs publics de tous les pays dits démocratiques et toutes les institutions internationales sur la dérive criminelle de quelques mouvements congolais et de leurs supporteurs par l’appel à la haine entre deux pays voisins, le Rwanda et la RDC, en stigmatisant spécialement les Tutsi et en appelant au meurtre ou à l’assassinat d’une des composantes de leur population, les Tutsi.

Elle conjure tous ces pays et institutions pour qu’ils ne laissent point impunis ces actes insensés et inhumains, même si, le respect du droit à manifester pour de bonnes raisons, reste de rigueur…

Elle leur demande instamment de propager la paix et la concorde et non l’affrontement mortel et la discorde entre les peuples d’Afrique Centrale, de ne pas accepter la stigmatisation ou le lynchage médiatique et le lynchage tout court de toute population.

Tout semble fait pour attiser le feu et la haine au Nord-Kivu et entre la RDC et le Rwanda.

Et,- paradoxe qu’il est malaisé de comprendre,- avec l’appui manifeste d’un représentant de l’institution (allant jusqu’à donner caution au FDLR et au double génocide) qui a pourtant comme devoir d’apaiser et d’aplanir tous les conflits entre tous les pays membres de l’ONU…

Question : à quelles fins ?

Cette situation rappelle étrangement les semaines avant le génocide commis contre les Tutsi au Rwanda…où les interahamwe et la RTLM de sinistre mémoire (Radio Télévision Libre des Mille Collines, alias Radio ‘machettes’) tenaient impunément le haut du pavé.

Nous sommes entrain d’assister présentement aux mêmes prémisses que celles qui ont mené au génocide des Tutsi au Rwanda en 1994.

En effet, tout a commencé par des stigmatisations verbales des Tutsi dans des manifestations, dans les médias écrits (presse écrite et internet) ou parlés (radio et télévision)…

Le monde entier connaît la suite au Rwanda d’avril à juillet 1994.

Tout acte a une genèse…et c’est à nous, à partir de notre expérience, de prévoir l’aboutissement de cet acte.

Hier, c’était à Paris et Strasbourg où quelques Tutsi ont été pris à partie et certains lynchés lors du dernier passage du président KAGAME à Paris ; hier encore, c’était à Johannesburg avec un ‘bishop’ prénommé Elysée, qui appelle à l’extermination des Tutsi ; aujourd’hui c’est à Bruxelles avec les combattants congolais qui, en plus des tentatives d’attaques des ambassades du Rwanda et de l’Ouganda à Bruxelles, de dégradations de véhicules et d’autres biens des citoyens belges et étrangers et comble de tout, de coups et blessures sur un innocent citoyen considéré comme Tutsi dans un métro bruxellois ; demain ce sera où et avec quelles pertes humaines et en vue de quel objectif ?

La requête de L’asbl Ibuka-Mémoire & Justice est celle-ci :

De grâce, pas de place pour l’impunité de ceux qui appellent à la tuerie des Tutsi ! Car demain, il sera trop tard… Tout peut basculer à nouveau dans l’indifférence de tous les acteurs de la ‘communauté internationale’, qui observent simplement le déroulement des événements, malgré la leçon que nous devions tous tirer du génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda en 1994. Et n’allez pas dire-comme pour le Rwanda en 1994- que vous n’étiez point au courant ! A moins que…

De grâce, que les incitateurs au crime et au crime des crimes contre l’humanité cessent leur amalgame et soient éloignés des lieux de décisions et soient sanctionnés comme il se doit pour leur éventuel forfait !